Les orientations budgétaires ont fait l'objet de débats et d'ajustements aux commissions finances du 17 décembre 2009, 14 janvier 2010 et 10 février 2010.
Ces orientations traduisent les décisions politiques dont les
principaux éléments stratégiques sont issus du projet de territoire
de notre communauté et des contractualisations pour la période
2009-2011 avec le Conseil Général (C.T.), le Conseil Régional
(C.T.U.) et l'Etat (C.P.E.R.).
Elles prennent en compte les priorités définies au niveau de
chaque compétence, qui ont été revisitées suivant les critères de
développement durable.
Trois enjeux sont essentiels pour l'année 2010, notamment
dans le contexte socio-économique difficile :
En premier, amplifier notre action économique à la
fois pour créer et augmenter le nombre d'emplois sur notre
territoire.
Cela répond aux objectifs de rééquilibrage du rapport «
actif/emploi » sur la C.C.E.G., mais aussi de création de richesse
sur le territoire sans oublier l'aspect social dans une situation
de crise.
En deuxième, optimiser le fonctionnement des Programmes d'A
ctions Fonciers (Communes, Habitat et Economique) et accélérer les
acquisitions foncières, notamment sur le volet Habitat afin de
faciliter la mise en Suvre du Programme Local de l'Habitat. Dans un
climat incertain comme aujourd'hui, la réalisation de logements
sociaux est l'action prioritaire au titre de la solidarité, juste
après l'emploi.
En troisième, conclure notre pacte financier et fiscal entre
nos treize entités durant l'année 2010.
Celui-ci se justifie encore plus avec la réforme maintenant
actée de la Taxe Professionnelle (T.P.), et la future réforme
territoriale, en cours d'examen par le Parlement, qui peut conduire
à des incidences directes ou indirectes pour nos collectivités.
Perte de dynamisme de nos recettes fiscales ? Stagnation des
dotations de l'Etat ? Baisse des subventions des autres
collectivités territoriales ? Incertitudes sur le niveau de
croissance de nos ressources pour le futur alors que notre
collectivité s'engage sur d'importants investissements
communautaires d'ici 2014, en souhaitant maintenir nos marges de
manSuvre financière à moyen terme : Telles sont les réflexions que
l'on peut se faire actuellement
Gel des compétences, mutualisation renforcée tant dans son
aspect « expertise » que travaux de « back-office », co-financement
d'équipements communautaires, évolution à moyen terme de la
Dotation de Solidarité Communautaire sont les principales
orientations à examiner pour y répondre.
La consolidation prospective des comptes apparaît également
indispensable pour définir une politique fiscale d'ensemble du
territoire cohérente, tout en laissant aux communes leurs libertés
d'actions et de mise en Suvre de leurs projets.
Dans ce cadre, les orientations majeures pour l'année 2010
sont indiquées ci-après étant entendu qu'ont été appliqués les
principes suivants en compléments de ceux existants :
1-
actions récurrentes : évolution de 1% des crédits
2009
2-
dégagement des crédits des actions non reconduites et
mutualisations de ceux-ci pour financer de nouvelles
actions.
3-
En investissement, inscription de crédits que pour
les projets qui pourront faire l'objet de signature de marchés
En terme de charges, en dehors des charges courantes :
1. dans le domaine du développement durable :
2. dans le domaine de l'aménagement de l'espace
:
3. dans le domaine de l'habitat
4. dans le domaine de l'économie et de l'emploi et du tourisme
5. dans le domaine des services environnement
6. dans le domaine des services action solidaire et sociale
7. dans le domaine du service transports
8. dans le domaine des services culture sport loisir
9. dans le domaine de l'administration générale
En terme de recettes :
1. Concernant la réforme de la taxe professionnelle :
Celle-ci est remplacée pour les entreprises par une
Contribution Economique Territoriales (C.E.T.) qui se compose en
deux parts :
La C.F.E. : Cotisation Foncière des Entreprises
La C.V.A.E. : Cotisation sur la Valeur Ajoutée des
Entreprises
Nous percevrons la totalité de la C.F.E. de notre territoire
et une part de la C.V.A.E. en fonction des effectifs des
entreprises situées sur notre territoire.
En complément, nous récupérons la part départementale de la
Taxe d'Habitation, les parts départementale et régionale du Foncier
Non Bâti ainsi que diverses taxes annexes. De ce fait, la C.C.E.G.
se transformera en Etablissement Public de Coopération
Intercommunale (E.P.CI.) à fiscalité additionnelle comme tous les
E.P.C.I. aujourd'hui à T.P. Unique.
Pour 2010, année de transition, l'Etat va nous verser un
compensation relais qui représente soit les bases 2010 x taux 2009
dans la limite d'une progression de 1% du taux 2008, soit le
produit de la T.P. 2009. Cette dernière hypothèse a été retenue
dans le cadre du D.O.B.
Nous aurons à voter le taux de la nouvelle C.F.E. sachant que
les conditions de variations et de liaison des taux sont identiques
à celles de l'ex taux de T.P.
Dans l'attente de la conclusion du pacte financier et fiscal,
nous avons conservé le principe d'une évolution annuelle de 1% pour
nos produits de substitution (C.F.E., T.H., F.N.B.). Pour atteindre
l'équilibre recherché dans notre prospective financière et
compenser la fiscalité mixte additionnelle que nous proposions d'i
nstituer, nous pourrons faire varier le taux sur la T.H. qui nous
reviendra.
2. Concernant les dotations d'Etat
Il est envisagé un gel de celles-ci compte tenu des
décisions prises dans le cadre de la loi de finances de ne faire
évoluer les enveloppes que du taux d'inflation et compte tenu du
niveau de notre coefficient d'intégration fiscale
3. Concernant l'équilibre des budgets financés par des ressources propres (déchets, transports scolaires, spanc)
La recherche de l'équilibre, du budget des Ordures Ménagères, de
Collecte Sélective et de gestion des déchèteries par la Taxe des
Enlèvements des Ordures Ménagères (TEOM) serait poursuivi en tenant
compte des évolutions tarifaires du SMCNA qui doit réaliser des
investissements lourds et incontournables, mettre en Suvre des
écocycleries et des plates-formes de broyage et subir l'a
ugmentation importante de la Taxe Générale des Activités Polluantes
Il en serait de même pour le budget transports scolaires dont
l'augmentation des charges serait couverte par une augmentation
limitée de la tarification des familles en raison d'une économie
prévisionnelle sur l'année scolaire 2009-2010. Les commissions
Enfance/Jeunesse/Transports et Finances se sont également
prononcées pour le maintien de la tarification au quotient familial
selon quatre tranches de revenus
Le budget SPANC sera pour la première année exécuté sous la
forme d'une régie à autonomie financière suite à la délibération du
Conseil Communautaire du 24 juin 2009.
4. Concernant les subventions
Il a été pris en compte le versement de subventions
prévues dans les Contrats de Territoire précédents et l'application
des nouveaux contrats signés en 2009 avec nos partenaires (Conseil
général, Conseil Régional et Etat).