Bourse Initiative Jeunesse

Un tour d’Europe à vélo pour partager des idées

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Passionné de voyage et amoureux de nature, Maxime Chevallier a trouvé son mode d’action. Ses convictions, il les défendra à vélo, muni de son sac à dos et de sa caméra. En 5 mois, il a parcouru plus de 3 500 km à travers l’Europe avec un objectif : croiser les regards et partager les idées pour allier tourisme et préservation de la nature. Un projet soutenu par la Communauté de Communes via les Bourses Initiatives Jeunesse.

Un choc. C’est pendant un voyage à Bali qu’il s’est produit dans la tête de Maxime, élève-ingénieur en paysage de 25 ans.
 «J’ai eu l’occasion d’effectuer un stage en Indonésie. J’ai fait l’ascension du Mont Rinjani, un graal pour les amoureux de paysages et de nature. Pendant le trek, j’ai été choqué par la masse de déchets. Ça a résonné comme un électrochoc.»
Au retour de ce stage, les questions se bousculent dans la tête de Maxime. Comment concilier développement du tourisme et préservation de l’environnement sachant que les deux sont intimement liés ? C’est en planchant sur un dossier administratif ennuyeux au cours d’un autre stage que l’idée germe. Partir de Vigneux-de-Bretagne, traverser l’Europe à vélo et partager les idées, les expériences.

«A travers ce périple, mon objectif était de découvrir les actions mises en place à travers l’Europe par les parcs naturels nationaux et régionaux pour combiner tourisme de masse et préservation de l’environnement. Ces initiatives, je voulais les partager et les mettre en oeuvre avec les guides locaux sur le Mont Rinjani. Le vélo s’est vite imposé car c’est la liberté ! On voit le monde différemment, on prend le temps de savourer les paysages. Je voulais aussi interpeller sur la question d’un tourisme plus durable. Ma démarche à attiser de la curiosité, beaucoup de gens ont suivi l’aventure sur les réseaux sociaux.»

3 500 km, 10 pays traversés

France, Italie, Slovénie, Croatie, Albanie, Grèce... Au rythme de 60 à 150 km par jour et des bivouacs, les rencontres s’improvisent au fil de l’eau.

«J’avais repéré une dizaine de Parcs nationaux à visiter. Grâce aux rencontres, j’ai adapté mon itinéraire, fait des détours, découvert d’autres sites, d’autres paysages à couper le souffle, d’autres initiatives en faveur de l’environnement et de l’écotourisme
Muni de sa caméra et de son appareil photo, Maxime diffuse ses rencontres, réalise des interviews, poste ses photos. Un véritable travail de photoreporter pour témoigner, sensibiliser et partager.

«Partout où je suis passé, tout le monde partage cette nécessité de préserver à la fois l’environnement et l’attrait touristique. C’est rassurant ! Les initiatives sont à différentes échelles selon les cultures, les contraintes, les coutumes, mais elles existent.»

Après 5 mois de voyage, Maxime ramène dans son sac beaucoup d’idées, de réflexions avec cette sensation d’en avoir appris beaucoup sur lui-même et sa manière de voir les choses.

«La simplicité des gens, le contact humain, le dépassement de soi lors des journées de galère et puis ces paysages sacrément beaux gravés dans ma tête, cette aventure a été extraordinairement riche. J’ai de nombreuses actions à proposer aux guides du Mont Rinjiani. J’y retournerai prochainement pour partager ces idées et aider à les mettre en oeuvre.»

 Revivez l’aventure de Maxime sur facebook @HITTHEROUTE